Faune et flore d'Islande

La faune

Les mammifères terrestres et marins

Les reptiles et les batraciens n'ont pas leur place en Islande. Pour le reste, les rares mammifères terrestres ne comptent que 4 espèces : le renard polaire, le mulot, le renne de Norvège (que l'on peut rencontrer dans l'Est du pays) et le vison américain. En revanche, l'Islande compte de nombreuses espèces de mammifères marins : 18 espèces de cétacés et 2 espèces de phoques. Les phoques peuvent être plus particulièrement observés dans les fjords et sur les plages «froides», à proximité des glaciers.

Les oiseaux

L'Islande se révèle être un véritable paradis pour les ornithologues. Les falaises abruptes, les zones marécageuses et les lacs sont autant d'espaces où nichent des myriades d'oiseaux. La position de l'Islande au milieu de l'Atlantique Nord attire aussi toutes sortes d'oiseaux migrateurs venus d'Amérique du Nord ; certains ne se rencontrent qu'exceptionnellement sur le continent européen. Au total, près de 300 espèces d'oiseaux «fréquentent» le pays : 75 d'entre elles y nichent régulièrement (comme l'eider à duvet ou le garrot arlequin) les autres sont des migrateurs réguliers (comme le macareux moine ou le pluvier doré) ou occasionnels. L'Islande est l'un des principaux lieux de reproduction des palmipèdes d'eau douce en Europe. Certaines zones de nidification, comme le lac M´yvatn dans le Nord, sont mondialement connues pour leurs importantes colonies de canards. L'oiseau le plus renommé de tous est le faucon gerfaut qui fut durant un temps, l'emblème de l'Islande.

Les chevaux

Le cheval islandais posa son sabot sur la terre d'Islande au moment même où les vikings débarquaient de leurs drakkars, il y plus de mille ans. Vers l'an 900, l'option fut prise de préserver la race pour en assurer la pureté. Aujourd'hui encore, tout cheval exporté d'Islande est condamné à ne jamais retrouver sa terre natale. D'une population de 72 000 têtes, le cheval islandais est presque omniprésent dans la vie des hommes. Véritable tout-terrains des reliefs escarpés, il participe à l'important ramassage de moutons (Göngur) qui se déroule sur l'intégralité de l'Islande au mois de septembre. Petit (il toise en général entre 1,30 et 1,40 m) et robuste, le cheval islandais possède 5 allures naturelles: le pas, le trot, le galop, le tölt et l'amble. Il fait partie des chevaux que l'on désigne sous le terme de «chevaux d'allures». Le tölt est une sorte de pas accéléré et relevé, à quatre temps, aussi rapide qu'un petit galop. Très confortable pour le cavalier, cette allure peut être conservée sans fatigue sur de longues distances. L'amble ressemble à un trot latéral.

La flore

Qui peut croire que la flore islandaise n'existe pas puisqu'elle couvre près de 25 % du sol islandais ? De type sub-arctique, elle se compose globalement d'arbrisseaux poussant au ras du sol, de mousses, de lichens, d'herbages et de marécages. L'âpreté du climat conjuguée à la pauvreté des sols offre une période de croissance très courte pour la végétation. Pourtant, quelques forêts de bouleaux existent dans l'Est et le Nord du pays. Il faut se rappeler – et surtout s'imaginer – qu'avant toute colonisation, la forêt couvrait près d'un quart de l'île. Aujourd'hui les programmes de reboisement lancés dans les années 1980 perdurent et des exemples comme celui de la forêt d'Hallormssta∂ur attestent de leur efficacité. Pour préserver cette nature fragile chacun doit la respecter et se comporter avec responsabilité en évitant de piétiner les plantes, les mousses et les lichens. La conduite (même à vélo !) en dehors des routes et pistes est interdite, elle accélère l'érosion. En quittant l'Islande, il faut savoir qu'il est strictement interdit d'emporter avec soi : des objets naturels provenant de lieux publics tels que les plantes, les minéraux, les oiseaux, les œufs (ou coquilles), les nids, etc.